On ne peut pas laisser la ville aux mains des seuls promoteurs immobiliers privés. Notre municipalité doit maîtriser l’urbanisme et la construction de logements pour réaliser un équilibre social harmonieux, pour choisir une architecture originale et respectueuse du patrimoine historique bâti. Liée à sa politique de logements sociaux innovants, cette exigence marquera d’une nouvelle empreinte notre territoire abandonné trop souvent à la seule logique de la rentabilité et de la banalité architecturales.

Pour une architecture innovante
Nous voulons une architecture innovante qui proposera des constructions adaptées à plu- sieurs fonctions (bureaux, magasins, logements sociaux, logements adaptés aux différents handicaps, mini-crèches…) permettant la mixité intergénérationnelle (familles, seniors, étudiants, colocation, logements modulables, habitat participatif,…). Ces objectifs (poly-fonctionnalité et mixité sociale et intergénérationnelle) seront un véritable levier pour réimplanter des commerces et des activités multiples dans les zones qu’ils ont désertées, pour réussir le brassage et la cohabitation de populations que des politiques de relégation ont séparées et éloignées. Ils sont la garantie d’un nouveau dynamisme urbain et social.
Nous conduirons une véritable concertation avec les habitants des quartiers choisis pour la rénovation urbaine (ANRU) que ces projets concernent directement.
Cet engagement ambitieux nous amènera à réaliser un diagnostic des logements sociaux inadaptés à leurs occupants (personnes âgées de plus en plus dépendantes ou isolées) et à proposer des relogements ou des travaux d’aménagements (accessibilité, sécurité, accompagnement social de proximité…).

Pour un regard architectural sensible
Les nouveaux programmes immobiliers, publics comme privés, devront être adaptés aux enjeux sociaux, énergétiques et environnementaux.
Végétaliser au maximum les espaces publics bien sûr mais aussi les façades, les toits, les espaces libres entre les constructions… per- mettra d’assurer une climatisation naturelle et un paysage de « ville-forêt » engendrant une douceur de vivre, dans une « ville sensible », nouveau paradigme urbain au sein duquel le végétal est appelé à jouer un rôle croissant. La douceur de vivre, c’est aussi une cohabitation sûre et sereine. Nous rétablirons donc les fonctions de gardien d’immeuble, de médiateurs et d’animateurs.