La politique culturelle est une volonté d’utilité publique au même titre qu’une politique de santé ou de transports ; elle contribue à l’épanouissement de chacun et à l’expression de toutes les sensibilités pour s’élaborer et se montrer ailleurs, partout, avec tous et pour tous. La culture ne se décrète pas, ne s’impose pas, elle s’offre, parfois par des chemins détournés, toujours en suscitant la curiosité, l’émotion, le désir.

Elle est hommage aux grands artistes qui nous ont précédés mais aussi empreintes laissées par tous ceux qui s’y risquent pour peu qu’on leur en donne l’envie et qu’on les accompagne. Les associations et les acteurs locaux œuvrent à la cohésion de la communauté des habitants mais aussi à la démocratie culturelle, garante de l’harmonie sociale de gens épanouis.

Ce travail de maillage et de mise en cohérence du territoire est celui du maire et de son équipe qui en sont à la fois instigateur et « chef d’or- chestre ». Rien ne se fait ni ne se fera sans une politique ferme, volontariste et éclairée. Au contraire du mandat qui s’achève : 6 ans pour rien, 6 ans de gâchis et de ratage, d’inaction et d’abandon.

Si la culture est un héritage précieux, elle est aussi un don inestimable destiné à tous ; les scènes et les équipements traditionnels ne s’op- posent pas aux créations modernes, de même qu’on ne peut opposer un public « classique » à un public « jeune » ou « moderne ». Tous les domaines doivent être explorés, en particulier bien sûr ceux qu’offrent les outils numériques aux possibilités vertigineuses.

La culture est donc un trésor à entretenir, à transmettre et à accroître : Tours pourrait de- venir une ville de résidences pour les artistes, source de création, de vitalité et de notoriété pour eux comme pour la ville qui les accueille.

Outre la production purement artistique, Tours possède des trésors de savoir-faire an- cestraux dans des domaines singuliers qu’elle doit conserver en les soutenant et en leur re- donnant la renommée qu’ils ont connue autre- fois : la Soierie, le Papier, l’enseignement d’un français pur et la Gastronomie. Autour de ces pôles d’excellence, Tours peut créer une iden- tité forte en attirant artisans d’art, apprentis et compagnons, étudiants étrangers (Institut de Touraine), épicuriens curieux de l’histoire de l’alimentation (Cité de la Gastronomie).