« Tours, Capitale européenne de la Culture » en 2028 est un projet enthousiasmant et ambitieux ; le dossier de candidature doit être déposé en 2022.
Un tel projet ne saurait se construire sur une seule idée, aussi spectaculaire se- rait-elle ; il exige au contraire que soient évaluées puis soutenues et accompagnées les programmations et les actions culturelles développées par les acteurs asso- ciatifs, privés ou publics. Il s’appuie sur les forces vives des quartiers comme sur l’envergure nationale de nos équipements, la renommée de nos festivals et de nos lieux d’exposition.

Dans leur mise en valeur, nous ne négligerons aucune forme d’expression culturelle (profes- sionnelle ou amateur, classique ou très contem- poraine, savante ou populaire, d’ici ou « du monde »).

Mais il faut aussi que nous mettions en place d’autres manifestations d’envergure et de visibi- lité nationales et européennes : des rencontres d’art graphique qui se tiendraient sur les quais de la Loire réaménagés et équipés, une bien- nale de sculpture monumentale en plein air, un partenariat avec d’autres musées nationaux ou européens.

Si un tel projet peut paraître un peu fou, il ne faut pas oublier qu’il est un moteur formidable pour donner un nouveau souffle à la vie cultu- relle de Tours.

Et la culture n’est pas que « culturelle », elle est aussi moteur du développement économique et touristique ; c’est une « industrie », source d’emplois et de production de richesses par toutes les activités qu’elle génère et qui n’est pas délocalisable !

La mobilisation pour le formidable projet de « Tours, Capitale européenne de la culture » ne doit ni occulter ni léser d’autres projets tout aussi essentiels, mais les fédérer.

La restauration, la reconversion et l’animation du patrimoine de la ville (Eglise Saint-Saturnin, Chapelle du Conservatoire et le Château du Plessis avec la labellisation « Centre Culturel de Rencontre », le Château d’Azay-le-Ferron), s’inscrivent dans une politique globale pour donner à Tours, enfin, une identité culturelle forte et singulière. La priorité sera donnée à la rénovation du musée des Beaux-Arts et à la valorisation du site Château de Tours / Logis des Gouverneurs.